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Histoire cochonne

En date du : 17 mars 2013, par Monsieur Pingouin

En dépit de mon activité de blagueur dont je ne saurais dire qu’elle est débordante, j’aimerais témoigner de choses qui n’ont rien à voir avec le bord de l’eau mais plus avec son contenu. Vous l’aurez sans doute deviné mon cher lectorat, le petit pingouin que je suis était du côté de Shanghai ces derniers jours.

En apprenant les évènements qui s’y étaient déroulés, je me suis demandé ce que je venais d’ingurgiter. Cela faisait quelques jours que les premiers décomptes avaient commencé lorsque je compris que je buvais depuis près d’une semaine de l’eau enrichie en protéines porcines ! L’espace d’une courte minute je me pris à imaginer que la baie des Cochons était le nouveau nom de la baie de Shanghai, puis repris mes esprits en me disant que si un tel échange entre pays communistes avait eu lieu, il ne serait pas passé inaperçu. Il n’empêche que ce n’est pas pour jaboter, mais on ne me prendra pas dans le Huangpu à barboter et encore moins à y faire des cochonneries. Je suis même étonné que de telles pratiques fluviales y aient encore cours !

En quête de verrat cité ou de vérité – j’en perds mon français – je scrutais fiévreusement la rubrique nécrologique du Quotidien du peuple pour essayer de comprendre quel sort effroyable avait pu être réservé à ces animaux de ferme. Je devais me voir rassurer par l’annonce des autorités locales pour lesquelles l’eau du robinet était propre à la consommation et qu’il n’y avait rien de grave selon les analyses effectuées sur quelques carcasses.

Peu importe, on a beau dire aux pingouins que tout va bien, quand les chiffres leur paraissent excéder leur imagination, ils font comme moi, ils regardent leurs bouteilles d’eau minérale et se mettent à la consommer plutôt que celle du robinet ; robinet qui d’ailleurs, plus je le regardais, semblait avoir de plus en plus la queue en tire-bouchon…

Pour l’heure ni le gouvernement local ni le nouveau pouvoir central n’ont bu la tasse dans cette affaire, et je suis revenu en France où j’ai eu la surprise de voir que l’on pouvait encore trouver des personnes pour confondre les pingouins avec les manchots, et la France avec les Pays-Bas. Ceci étant dit, je me demande tout de même ce qu’il se produirait si d’autres individus jetaient dans la Seine, la Loire ou le Rhône une telle quantité de carcasses. J’imagine que leur lit se ferait ailleurs, mais c’est vraiment une histoire à coucher dehors et les petits pingouins ont beaucoup trop d’imagination.

Oh ça ne m’a fait pas fait de la peine

En date du : 1 mai 2012, par Monsieur Pingouin

Non, cela ne m’a pas fait de la peine lorsque j’ai appris que Oussama Ben Laden avait rencontré la mort.1 Il me semble pratiquement impossible qu’aucune personne parmi mon lectorat ne connaisse ce tristement célèbre personnage, mais dans le doute sachez que Oussama Ben Laden fut l’une de ces rares personnes à faire quasiment l’unanimité contre elle, et c’est encore le cas aujourd’hui, même un an après sa mort.

Tué trop rapidement pour être jugé, Oussama Ben Laden ne le sera que par nos avis posthumes, avis généralement négatifs. Son droit de réponse étant enfoui quelque part vingt mille lieues sous les mers, peu de gens s’arrangent pour le faire remonter à la surface.

Sa personnalité était perçue comme aussi explosive que ses œuvres anthumes, beaucoup trop à mon goût. Ben Laden était un de ces nombreux fétichistes parmi les plus rigoristes de l’interprétation d’un livre sacré qu’il voulait imposer au reste du monde comme il se l’était imposé. On regrettera en ces temps de rigueur – et paraît-il d’évasion fiscale – que Ben Laden n’ait pas embrassé la carrière d’agent de recouvrement du fisc. Au lieu de cela, il choisit une vie faite de résistance au Brezhnevisme envahissant contre lequel il s’illustra en Afghanistan, ce lointain pays où il forma bientôt son organisation fondamentaliste : la base.2

Se parant des attributs d’un sage de sa religion, cet homme a réussi hélas à faire des émules en Afrique, au Moyen Orient et en Asie. Plus loin que le cercle de ses amis, on peut dire qu’au cours des années c’est avec lui que la base s’est élargie. Insatiable prosélyte, Oussama Ben Laden a répandu à travers le monde sa bonne parole, celle de la poudre. Je l’ai déjà évoqué plus haut, cet homme avait un goût prononcé pour tout faire éclater. À tel point que les siens ont fait plus de victimes chez ceux qui partageaient sa foi que parmi ses ennemis avoués. Par ses frappes aveugles, nul ne doute aujourd’hui de son absence totale de clairvoyance. Et pourtant, en dépit de son décès, son organisation lui survit et ses ramifications aussi, ce qui n’augure jamais rien de bon surtout lorsque des hommes persistent dans l’erreur.

Alors ce n’est pas pour jaboter, mais si Ben Laden n’était pas réputé pour mettre de l’eau dans son vin3 , c’est invraisemblablement pour respecter cette volonté qu’il est maintenant entouré d’eau et pas en vain. Oussama Ben Laden était incompris, mais aujourd’hui plus mort que vif ; inutile de vous confier que face à une personnalité aussi terne, les pingouins ne lui rendent pas hommage.

  1. L’inverse est tout à fait possible dans la mesure où la mort revêt parfois la forme d’un missile à tête chercheuse. []
  2. En français, Al qaeda est traduit non pas en justice mais par la base. []
  3. Ni même mettre du vin dans son eau. []

Ce contour…

En date du : 30 avril 2012, par Monsieur Pingouin

 Ce contour des questions de l’emploi dans le débat politique au profit d’acrobaties médiatiques, dont on s’arrache la primeur de façon primaire, me fait penser que tout est ballotté sans filet, c’est à dire sans la moindre retenue avant l’issue du second tour.

 D’un côté, on agite le maladroit vote des étrangers qui ne concerne que les élections locales alors qu’il me semble être un facteur d’intégration dans les pays d’accueil, de l’autre, on occulte que les premiers déplacements du futur président concerneront le sommet de l’OTAN à Chicago et le G8 à camp David et qu’ils se dérouleront moins de quinze jours après l’élection.

 Ce contour, qu’a ressassé le président sortant en appelant au respect des frontières, ressemble à un déni de sa propre présidence puisqu’il participait lui-même aux décisions que l’Union européenne a prises ces cinq dernières années. Ce n’est pas pour jaboter, mais comment peut-il déclarer que « l’Europe a laissé s’affaiblir la Nation », « a cédé à la religion du libre-échange et de la déréglementation » ? J’ai du mal à croire qu’il y aurait eu tant de laissez-faire de sa part en ces temps de rigueur.

Quoiqu’il en soit, mon cher lectorat, je vous le dis sans détour, il y a des tours que l’on n’a pas envie de manquer, et celui-ci en fait partie parce qu’il n’est pas encore joué.

Quand Paris se faisait tirer le portrait par Eugène Atget

En date du : 24 avril 2012, par Monsieur Pingouin

Ce n’est pas pour jaboter, mais une rumeur dans le milieu de la photographie voudrait que monsieur Eugène Atget ait été un bon tireur. Je vous laisse tirer vous-même les conséquences de cette épreuve comme il est commun de le dire en ces temps de présidentielles.

Pour oublier les préoccupations de notre époque et revenir au Paris d’antan, où les marchands ambulants qu’Eugène Atget croisait, ne vendaient pas des bouteilles d’eau minérale, des jouets et d’autres babioles fabriquées en République populaire de Chine mais chinaient leur propre marchandise, il conviendra au Francilien intéressé de se rendre au musée Carnavalet pour l’exposition consacrée à ce Paris d’avant qui se situe entre la fin du dix-neuvième siècle et le début du vingtième.

Làng Tôi ? Qu’est-ce que c’est que ce cirque ?

En date du : 13 juillet 2011, par Monsieur Pingouin

Ne tournons pas en rond plus longtemps et répondons à la question : il ne s’agît ni plus ni moins que du Nouveau cirque du Viêtnam qui se produit jusqu’au 23 juillet à la Villette.

Làng Tôi – Mon village est une bonne occasion d’élargir le cercle des amoureux du Viêtnam. Loin des habitudes du cirque occidental, nous sommes conviés ici à assister à un spectacle inspiré de la vie d’un village traditionnel et idéalisé où les habitants s’illustrent gracieusement tant par le chant que leurs acrobaties. Le nouveau cirque du Vietnam dépayse par son langage et sa musique folklorique qui rythment des scènes chorégraphiées au millimètre qui s’enchainent toujours en douceur. Je n’oublierai pas non plus de citer le bambou, inséparable compagnon de ces artistes plein d’entrain. Je ne le dirai jamais assez, si tenir le bambou est à la portée du premier panda velu, cela relève en temps ordinaire chez les humains de la haute voltige. Et haute voltige il y aura, puisque quelque soit votre bagage culturel, vous serez transportés par vos retrouvailles avec le cirque traditionnel et ses numéros comme le jonglage et le trapèze en passant aussi par un numéro de contorsion interprété d’une façon si originale qu’il ne laissera jamais paraître le sens défiguré du terme et qui incommode trop souvent l’audience.

Alors ce n’est pas pour jaboter, mais même si l’humble pingouin que je suis ignore tout de l’ancien cirque du Viêtnam, j’avoue m’être laissé séduire par le nouveau. Jeunisme quand tu nous tiens…

La révolutionnite aiguë et les hommes malades du Moyen Orient

En date du : 13 février 2011, par Monsieur Pingouin

Cette drôle de maladie, pour laquelle s’énamourent les Français et de nombreux observateurs étrangers, cette drôle de maladie disais-je a sévi en Tunisie et plus récemment en Égypte où l’on estime que les effets ont été plus modérés. Honni, Moubarak, a tiré sa révérence alors qu’il avait cru pouvoir tenir bon.

Cette allergie aux autocrates qui se sont élevés en gravissant les échelons de l’armée s’est (« enfin ! » s’écrieront les plus malades) manifestée au début de l’année 2011. On remarquera une certaine inflammation pour ne pas parler d’immolation, bien que ce soit le terme correct décrivant certains individus désespérés, en guise de symptôme avant coureur de la ravageuse maladie. Pourtant, il faut bien dire que pendant près de trente ans cela n’avait guère semblé démanger les Égyptiens, et malgré tout, ils ont fini par être contaminés à leur tour, non pas par le fantôme de la liberté guidant le peuple, mais, après que l’épidémie a ravagé la tête de l’État tunisien, par l’envie de se débarrasser d’un homme incapable de subvenir décemment à leurs besoins de ce confort qui caractérise tant les pays développés. (Demander une liberté supplémentaire au sein d’un État revient à demander une autorisation supplémentaire à son papa.)

La pilule ne passait donc plus ; ce petit comprimé sécuritaire ne savait plus contenir cette envie irrépressible de se passer du très peu poilant État où tout a l’air d’avoir la peau lissée. Et pourtant ! Nombreux étaient les spécialistes en diplomatie à avoir donné un avis médical à ces hommes malades que semblent être les dirigeants des pays arabes. Maintes réformes avaient bien été invoquées mais aucune de ces voies de guérison ne fut empruntée. Dès lors, les individus qui en avaient assez de cette carence en bonne gouvernance ont fini par invoquer le terrible remède démocratique, qui malgré la rime en tic (mais pas en toc) n’a absolument rien d’antibiotique ni d’automatique.

Ce remède idéologique et un peu magique c’est celui qui dit et qui est qu’un État doit organiser des élections libres (donc pas truquées) par lesquelles le peuple choisit lui-même son aristocrate de gouvernant, assurer la justice et plein d’autres choses paternalistes et aliénantes mais qui ne choquent guère l’être humain en général comme savoir si j’ai le droit de coucher avec ma sœur plutôt que la vôtre ; toutefois cela ne vous regarde pas puisqu’il n’est question que de votre sœur et moi puisque je suis fils unique.

Alors, certes, on pourra médire des généraux en général parce qu’ils croient que l’apaisement de ces troubles épidermiques – qu’ils ne perçoivent que comme étant superficiels – passe par le bon rétablissement … de l’État d’urgence et la gouvernance par ordonnance. Telles pourraient bien être les nouvelles plaies d’Égypte, qui n’incriminent évidemment pas les pingouins comme l’atteste la mythologie judéo-chrétienne dans l’Exode, un titre phare que semble avoir raisonnablement emprunté un certain Ben Ali. Pour le moment, nul n’a osé s’essayer au remède carabiné dont la mauvaise interprétation a fait bien des émules en août 1988 et en juin 1989 dans des contrées éloignées de la patrie des droits de l’ohm et du petit radium comme le Myanmar et la République populaire de Chine. En attendant les prochains mois, le dénouement de ces changements nous apprendra s’il valait mieux se tenir les côtes que d’être aux côtés des Tunisiens et des Égyptiens en chair et en os.

Vous reprendrez bien un peu de « Qui veut trinquer avec Wikileaks » ? (suite 2/*)

En date du : 17 décembre 2010, par Monsieur Pingouin

Depuis le temps que le site Wikileaks et son fondateur Julian Assange font parler d’eux, j’imagine qu’il n’aura pas échappé à mon précieux lectorat hexagonal qu’il est paradoxal que ces derniers puissent continuer de se vanter d’avoir pour devise : « le courage est contagieux » alors que ce sont des spécialistes de la fuite. Somptueux paradoxe puisque pour l’instant, en ce qui concerne Julian Assange, aucune fuite n’a été organisée pendant son court séjour à la prison de Londres, pas même son extradition vers un pays nommé étrangement Sverige, c’est à dire comme on doit l’appeler normalement : la Suède.

La Suède est un pays où, en ces périodes de fêtes et de dépenses insensées, les parents se voient recommander par les pingouins ordinaires, tels que mon humble personne, de ne plus offrir de vélomoteur à leur boutonneuse progéniture. En effet, c’est un pays où il n’est guère recommandé de faire du solex par surprise. La preuve en est avec Julian Assange qui depuis pédale judiciairement dans la semoule. Sans toutefois chercher à critiquer le fait que certaines conduites soient plus adroites que d’autres, je dois bien vous avouer que ces questions ne concernent pas vraiment le site Wikileaks, si ce n’est qu’elles représentent d’une certaine façon une fuite dans la vie privée de Julian Assange. Quoi qu’il en soit, elles nous éloignent du principal sujet de cette odieuse chronique à but non lucratif et néanmoins comico-homicide.

Wikileaks, cette entité non-gouvernementale qui donne aux fabricants de couches et à bien des États tampons une raison de vivre, se targuait de libérer le 28 novembre 2010 la bagatelle d’un quart de million de câbles diplomatiques 1 , prisonniers de la confidentialité et du secret professionnel. À la stupeur de toutes celles et ceux qui s’attendaient à un 11 septembre de la diplomatie qui verrait les chancelleries chanceler, quelque chose fit barrage au déluge de documents tant attendus. En effet, en dernière minute, un savant dosage au compte-goutte de 219 câbles fut servi par le site et 5 quotidiens de presse sous perfusion documentaire 2 .

On l’aura compris, la différence entre le fameux cablegate – avec lequel je n’oserais même pas me brosser les dents si les pingouins avaient eu des dents – et les carnets de guerre afghans ou irakiens c’est qu’un mémo d’une chancellerie diplomatique n’a pas la même valeur qu’un rapport de situation rédigé par un homme des casernes après un affrontement ou la découverte d’une cache d’armes. Et pourtant, nul au Département d’État 3 ne s’est insurgé contre le fait que des mémos diplomatiques même résumés aient été disséminés auparavant. En effet, qui, à l’été 2010, a tiqué lorsqu’un article sur l’Asie Centrale citait un ambassadeur des États-Unis en Ouzbékistan décrire sans langue de bois le fonctionnement des affaires politiques de ce pays de façon aussi dommageable et crue que d’autres ont pu le faire dans les câbles à présent médiatisés ? Personne, parce que les groupes de presse avaient fait ce que les despotes aimeraient qu’ils fassent parfois plus souvent, c’est à dire : se taire.

La totalité des câbles offrira sans doute quelque chose de plus clair s’ils sont pris dans leur intégralité, mais diffusés au compte-goutte ils permettent hélas de dire à peu près tout et n’importe quoi. Eussent-ils été relâchés le même jour que cela n’en aurait été peut-être pas plus mal, on n’aurait pas eu à attendre que les journalistes reviennent sur leurs éditions au fur et à mesure qu’ils lisent de nouveaux câbles. 4 À titre indicatif et à l’heure où j’écris ceci, ce sont les postes diplomatiques basés en Espagne et en France qui sont jusqu’ici la source majeure des fuites actuelles dans la presse alors que ce devraient être – en dehors du Département d’État – l’Irak, la Turquie et le Japon si l’on tient compte de la répartition des câbles selon Wikileaks5 Je comprends que les quotidiens soignent leur lectorat et s’attardent sur les sujets qu’ils connaissent sans doute le mieux.

Alors tirons donc sur Wikileaks pendant que des militants de la liberté d’expression comme le Guardian publient à tour de bras les câbles et vivent peut-être de la prétention de nous faire croire aux scoops d’État permanents. Si l’organisation de Julian Assange leur a procuré en seconde main les documents 6 , on se demande bien pourquoi tout le monde ne hurle pas après ces quotidiens, et a fortiori encore plus sur le New York Times qui a obtenu les câbles par l’intermédiaire du Guardian et non pas par le fournisseur officiel qui l’a boudé. Moralité : si vous avez quelque chose de confidentiel à révéler, fuitez auprès des privilégiés habituels, pas auprès de Wikileaks. Les institutions dont le public a l’habitude de se méfier en prendront quand même pour leur grade.

Alors à terme et avec un peu de chance on aura peut-être une couverture alternative valable de ces fuites, ou peut-être que l’on collectera quelques perles. En attendant, comme dit mon ami Louis qui a modifié la devise de Wikileaks à son profit : « Courage ! Fuitons ! » . Ah ! Sacré Louis !

  1. 251 287 comme il semble être affiché sur le site des fuites, ou une de moins si l’on jette un œil au fichier csv recensant l’origine et la date des câbles – fichier fourni par le Guardian. Bref, de quoi me rappeler que Wikileaks n’a toujours pas publié les 15 ou 16 000 documents restants du carnet de guerre afghan. []
  2. Ils sont plus nombreux à présent puisque les 5 ont été rejoints par les australiens the Age et le Sidney Morning Herald. Et cela n’a pas été sans controverse, loin de là. []
  3. Le Guet d’Orsay des États-Unis d’Amérique. []
  4. Les plus courageux auraient pu par exemple se pencher directement sur les 345 câbles concernant l’insurrection maoïste au Népal de début 2002 à fin 2005. On aurait pu aussi découvrir les quelques documents datés de 1989, autour notamment du 4 juin, qui proviennent de Chine populaire et que l’on pourrait peut-être mettre en rapport avec les dernières pseudo fuites sur la volonté espagnole de lever l’embargo sur les armes à la Chine. Mais peut-être qu’il vaut mieux s’adresser directement au Père Noël du Guardian pour espérer obtenir une réponse. C’est d’ailleurs ce que je vais faire. []
  5. Au sujet de l’Irak, on imagine que pour les journalistes qui ont déjà couvert le carnet de guerre irakien, ce doit être une mine d’informations. Mais elle n’est toujours pas accessible au grand public sinon dans sa version caviardée par Wikileaks par crainte vraisemblablement de divulguer le nom de personnes qui pourraient être mises en danger par les fuites. Sauf que ce caviardage dépassait l’entendement et s’applique aussi à des personnes déjà décédées. Quant au Japon, à cette heure, rien n’a encore été lâché dans la presse occidentale ou sur le site Wikileaks. []
  6. La première main étant celle du soldat Bradley Manning. []