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Hein, non ? Déjà ? (Bis)



À l’occasion de l’anniversaire du blog de monsieur Pingouin, son amie Marianne a obtenu une permission et a pu quitter l’asile de Sainte Anne pour se réfugier auprès de son ami Alcidé, qui s’est évidemment montré très hospitalier en l’accueillant. En dépit de son âge avancé et contrairement aux rumeurs les plus folles, Marianne ne réside pas en maison de retraite ou au bord d’une plage en Thaïlande ou d’un autre pays ensoleillé à profiter de sa retraite. Et bien qu’il lui arrive d’être victime d’un certain nombre d’hallucinations, la France n’a jamais côtoyé les créations du vieil Albert Hofmann qui a rendu l’âme récemment. Ce n’est pas pour jaboter, mais cela fait un an à conter des bêtises et à compter sur vous pour me voir braire mes âneries. Je vous souhaite donc à vous un joyeux anniversaire, cher lectorat.

«Ah ma chère Marianne, comme tu m’as manqué ! C’est si gentil de venir me rendre visite. Comment vas-tu ?» demandai-je à ma chère invitée.

«Oh, hé bien c’est à dire que les médecins qui m’ont mise en observation m’ont dit que c’était hippique pour ce genre de patte-ologie, ce qui entre nous me fait une belle jambe. Je serais selon eux hippo-condriaque ; encore un mot savant pour m’annoncer que la situation est grave sans me le dire vraiment. Ce qui est sûr, c’est que même avec un remède de cheval, rien n’y ferait.» me répondit-elle.

«Oh, alors je suis bien heureux de te voir, ma chère.» commençai-je avant de me voir couper la parole.

«Ma chair ? Toi aussi, tu la vois ? Je ne sais plus si j’ai la peau sur les os ou si je souffre de surpoids. Tiens regarde, c’est étrange je crois que je souffre des deux à la fois.» fit-elle en me pointant la taille de ses poignets ; poignets des plus normaux à mon humble avis, ni trop gros ni trop maigres.

«Pour être franc avec toi, comme tu l’es avec moi, je te trouve en bonne santé compte tenu de toute l’agitation qu’il y a dans le monde en ce moment.» repris-je pour la rassurer.

«Je ne sais pas, je ne sais plus. À qui tendre l’oreille ? Lorsque d’abord on me demande d’ouvrir la bouche, on trouve le moyen de me faire remarquer que j’ai les dents qui se chevauchent – ce qui est faux bien entendu – et lorsque l’on me demande ensuite de dire ’33′, je réponds aussitôt ’22′, ils en concluent que c’est le réflexe sécuritaire, et que j’ai une dent contre les étrangers ! Ils pensent que les sans papiers me donnent la chair de poule alors qu’il fut un temps où je fus même sans culotte et que je faisais rouler les têtes couronnées dans des paniers d’osier, c’est te dire s’ils divaguent et si j’ai la mienne sur les épaules. Je te jure, Alcidé, mes médecins ne font rien qu’à m’énerver.» se plaignit-elle.

«Marianne, ma douce France, puisque je te dis que je te trouve en bonne santé.» la rassurai-je en essayant pour une fois de ne pas imaginer la France à l’époque où elle était sans dessus ni dessous. Je la regardai alors droit dans les yeux, pour éviter de m’attarder sur ses hauts et ses bas.

«Je ne sais pas, il y en a qui pensent que je vais de mal en pis. Ha la la ! À cueillir toute la misère du monde, on se demande bien ce que l’on peut bien semer pour obtenir ce genre de récolte.» dit-elle en levant les bras au ciel.

«La zizanie, non ?» tentai-je.

«Alors, ça, la zizanie je sais en prendre fidèlement ma part ; même si parfois, cela mériterait la famine d’accueil. Il suffit de voir la façon dont la question des cartes ‘familles nombreuses’ a été traitée dernièrement pour voir qu’il y a eu un certain degré de cacophonie.» répondit-elle avec lucidité.

«C’est vrai qu’ils n’ont laissé personne croire qu’ils agissaient de concert à ce moment-là. Tu vois que tu as toute ta tête, tu t’en rends compte ?» essayai-je pour la conforter dans l’idée qu’elle allait bien.

«Non, penses-tu, et même si je le faisais, ça n’enlèverait rien parait-il à mon problème de poids. Excédent, surcharge pondérale comme ils disent savamment, comme si maintenant avec leur hippo-connerie j’étais devenue un hippopotame. Comment veux-tu que je ne sois pas sensible aux émeutes de la faim qui ont lieu en ce moment, ça me rend malade.» Reprit-elle de nouveau en regardant son tour de taille cette fois-ci.

«Tu ne vas pas me faire une grève de la faim, dis ?» m’inquiétai-je en jetant un œil sur l’appétissant gâteau au chocolat que je comptais trancher.

«Une grève ? Mais je ne fais que cela à en croire mes voisines ! La Berline pour qui soi disant tout roule et la Romaine qui raconte des salades passent leur temps à me le reprocher. Elles vont même jusqu’à dire que j’aime faire le trottoir pour être aussi souvent dans la rue ! Une cavaleuse, voilà ce qu’elles pensent de moi !» s’indigna-t-elle.

«Elles sont jalouses de toi à coup sûr. D’ailleurs, dis moi, je croyais qu’à l’hôpital on ne te laissait pas sortir facilement. Comment est-ce que tes voisines pourraient te voir sortir ?» expliquai-je.

«Soi disant que je m’anglicise. Hé bien, si je filais à l’anglaise, crois-moi, avec tout le mauvais coton que cela donnerait à mes concitoyens, on aurait de quoi relancer l’industrie textile à bas prix pour des millénaires.» se vanta-t-elle.

«Ce n’est donc pas de la jalousie, c’est un tissu de mensonge.» compris-je.

«En effet, d’ailleurs elles n’ont pas l’étoffe pour siéger au conseil permanent de sécurité des nations unies ; pas comme l’Anglaise justement. Et ce n’est pas faute d’essayer.» se gaussa-t-elle.

«Ceci dit, tes anglaises, celles-là te vont toujours à ravir.» lui dis-je pour orienter le fil de la discussion vers des sujets moins sérieux.

«Toujours attiré par les cheveux, mon petit pingouin. Si j’étais ongulée, crois-moi, je ne parlerai pas de mes cheveux mais de ma crinière. On croirait mes médecins qui me parlent d’onglet à longueur de journée. L’onglet, l’onglet, ils n’ont que ce mot-là à la bouche. Ils ne savent manger que cela entre midi et deux. Ils pourraient essayer d’avaler leur langue aussi, pas question de la donner uniquement au chat. Qu’ils partagent un peu ou qu’ils la tournent sept fois dans leur bouche avant de s’en servir.»

«Et tout ça ne t’a pas ouvert l’appétit ?» osai-je, sentant qu’il était peut-être temps d’attaquer enfin les réjouissances.

Cette fois-ci, après un petit hennissement mon amie la France se tût, et regardant l’horloge du salon, s’assit sur ses pattes et reprit un peu de thé, il était cinq heures, allez comprendre.

5 Réponses pour Hein, non ? Déjà ? (Bis)

  1. La puce

    Il est vrai que la France doute. Elle doute d’elle-même, de ses représentants politiques, de sa capacité d’influence internationale, de son renommée, de son présent et encore plus de son future.

    Pourtant, elle ne doute pas de sa gloire historique et de la place qui lui est due dans le monde grâce à son passé important. Toujours est il que le passé n’aide à construire le future qu’à certain niveau. A un moment donné, il faut le laisser derrière pour avancer, pour évoluer.

    Et là, la peur, de perdre en importance, en gloire… Alors, le blocus – rien ne va plus et pendant que la France se contemple dans le miroir du passé, ses voisins européens et autres cherchent à trouver le difficile chemin vers l’avant. Évidemment cela mène à une crise d’angoisse et d’existence qui, étant un cercle vicieux ne contribue qu’à se renfermer encore plus.

    Espérons que je suis trop pessimiste et que la France retrouvera sa force telle qui lui est due mais sans se vanter davantage.

    Idioms home-made est le dernier billet publié par La puce .

  2. Monsieur Pingouin

    Chère puce,
    Vielen Dank pour cet avis rédigé en Français.

    J’ai l’impression que vous trouvez que les Français ont un côté vantard, ce qui à mon avis n’est pas tout à fait faux.

    De mon côté je dirais que lorsque la France se regarde dans le miroir, on dirait qu’elle fait en sorte de ne voir que ses défauts parce qu’à mon avis elle est loin d’être en détresse (je la trouve hypocondriaque), mais peut-être que contrairement à vous c’est ma vision trop optimiste.

  3. lapuce

    Cher Monsieur Pingouin,

    J’adore de pouvoir m’exprimer ici dans ma langue native adoptée si je puis dire ainsi…

    En ce qui concerne la France, elle est franchement schizophrène à mon avis. Quand la France se regarde dans le miroir, elle ne voit que ses défauts, je vous donne tout à fait raison. Mais quand un autre pays (ou chef d’Etat, de gouvernement ou autre) ose adresser qqn de ses défauts, c’est le refus.

    Même si les défauts sont admis, la France a su montrer dans les dernières années une incapacité hallucinante, on dirait presque délibérée, de prendre soin et d’améliorer certains des aspects négatifs. Et en plus, vers l’étranger, elle se comporte toujours d’une manière grande nation. C’est un peu ridicule au bout du compte…

    (Disclaimer: J’adore la France, le pays et son peuple mais la politique française m’a rendue très cynique à son regard)

    Belgium under scrutiny over linguistic feud est le dernier billet publié par lapuce .

  4. La puce

    Bonjour,

    Je le vous dis tout de suite, Mr. Penguin: Ce commentaire n’a rien à voir avec le contenu de votre post (on dit comme ça en français?) ou avec mes commentaires précedentes. Je voulais juste vous inviter à un petit jeu lié à la coupe d’Europe. Pour jouer avec moi, veuillez bien suivre les instructions suivantes: Just go to http://www.flexvoetbal.nl, choose the English language settings, register, join the community “blogfoot”, read the rules, make your bets and make them public. Whoever is best gets some chocolate. Feel free to invite whoever you want.

    La puce ayant un esprit de compétition aujourd’hui :)

    Euro2008 – Getting ready est le dernier billet publié par La puce .

  5. Monsieur Pingouin

    Bonjour chère puce,
    Les francophones puristes, qui suivent les directives à la lettre quitte à passer pour des timbrés, emploient le mot billet pour post.
    Cela dit, l’employé des postes peut aussi fournir des billets, il suffit d’avoir un compte à la banque postale, mais ce n’est pas à propos du tout et libre à vous de vous affranchir de cette petite règle puisqu’un post sur un forum n’est ni plus ni moins qu’un message.

    Sinon puisque vous aimez tant la France que cela, je vais vérifier à quel point en regardant vos pronostics pour son équipe de football. ;-)

    (Ce n’est pas pour jaboter, mais qu’est-ce que je ne ferai pas pour du chocolat…)