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Du général à  la Générale, l’associé gêné râle ?


Après une escapade au pays du général Suharto, il n’en fallait pas plus pour que les chroniques ne battent en retraite au pays des droits de l’Homme.

Cher lectorat, loin de moi l’idée de vous arraisonner aujourd’hui pour des flagrants délires qui auraient été initiés à  la direction générale d’une certaine société. En effet, je m’interroge sur le fait qu’un traiteur aurait rendu un fier service à  sa compagnie1 en endossant l’échec de sa direction à  contrôler la situation. L’aurait-on cuisiné à  cette fin ?

À la façon dont certains requins de la presse n’ont fait qu’une bouchée de lui et de son nom, l’on pourrait bien se le demander. Plutôt que d’arraisonnement devrais-je plutôt parler d’assaisonnement car ce ne sont encore que des salades colportées autour d’une histoire qui tourne au vinaigre ?

Tsk, Tsk, trop facile. Ce n’est pas pour jaboter, mais l’échec en boîte n’entraîne pas nécessairement la faillite, il emboîte le pas au chèque de licenciement et parfois à  la mise en examen. Si le discours servi actuellement se veut rassurant, c’est parce que nous parlons tout de même d’une grande banque de l’hexagone, et qu’elle n’est point en faillite à  défaut d’être faillible surtout en matière de contrôle.

J’en vois qui se gaussent à  la vue de la notation double A maintenue par certaines agences, ils n’ont pas tout à  fait tort car il faut les lire ainsi : «Ah Ah». Il n’empêche que si cette affaire n’était pas un tantinet salissante, la Société Générale n’utiliserait pas ses fonds propres pour regagner un peu de crédit auprès de ses clients et elle ne proposerait pas non plus d’ouvrir son capital à  la fée Morgan cette année2 .

Vous vous demandez quel peut être le lien entre les fées et la finance ? C’est simple comme bonjour. La réponse se trouve dans la crise immobilière des subprimes ? Devant l’ampleur de la panique générée l’été dernier, certains prêteurs ont imaginé que le ciel – si ce n’est pas toute la galaxie entière – allait leur tomber sur la tête et se sont par conséquent adressés à  une aide surnaturelle pour échapper à  un des astres. Par exemple, les paniers persans les plus percés ont fait appel en vain au Zorro astrien, tandis qu’ailleurs dans l’immobilier d’autres se crurent plus avisés d’en appeler à  la Fée du Logis.

Une charmante idée puisqu’elle s’est d’abord occupée des ménages qu’elle n’a pas spécialement ménagés pour peu qu’ils soient en situation de sur-endettement. Que voulez-vous ? Avec la Fée du Logis, ça déménage ! Ensuite la fée en question s’est demandée qui avait menti en octroyant autant de crédits à  de pauvres gens difficilement solvables ? Face à  une pareille trahison elle pensa à  la Fée Lonnie, mais cette dernière possédait plusieurs témoins à  savoir les deux Fées Mûres, c’est vous dire si notre bonne fée tomba sur un os. La Fée du Logis, comprenant alors qu’elle avait déjà  suffisamment semé la pagaille dans l’esprit des pauvres mortels, haussa les épaules et disparut au royaume des fées.

Et quelle pagaille ! Car tant de croyances douteuses avaient été répandues à  titre de crédit. D’ailleurs, les entreprises qui les avaient émises se sont mises à  douter puis à  s’interroger quant à  savoir laquelle en avait produit le plus. C’est un peu comme le jeu du mistigri, tout le monde sait que le valet de trèfle se cache dans le jeu de cartes, mais personne n’en veut et celui qui le garde au final a perdu. À force de suspicion, plus personne n’a envie de s’échanger de cartes, de titres, c’est la crise de confiance, on ferme les vannes, l’argent cesse de couler à  flots.

Vient alors le temps de la crise de liquidités qui va essorer les mauvais joueurs. Ceux-ci se demandent à  qui ils doivent s’adresser ? Vers quelle bonne fée ? Vers celle qui prête en dernier ressort, non sans maugréer plus que les autres puisqu’il s’agit de la bien nommée Fée des Râles, connue pour ses réserves. Pourquoi en dernier ressort ? Parce qu’elle offre une chance de rebondir. Mais tout le monde n’en réchappe pas indemne, et certains doivent mettre la clé sous la porte, on dit alors que ce sont des gens qui ont rendu cadastre aux fées. Vous me direz que c’est tiré par les cheveux mais de même qu’il faut rendre à  César ce qui lui appartient, il faut rendre aux fées ce qui est pourri.

Bref, revenons en à  la Société Générale, je me suis allègrement égaré. Il faut rassurer le lectorat qui serait détenteur d’un compte auprès de cette maison. Si l’établissement est capable de subir une perte sèche de cinq milliards d’euros et qu’elle a encore des liquidités c’est qu’elle est solide. D’une parce que vous lui avez fait confiance, et de deux parce qu’elle utilise Tonybanquise, la pâte bancaire qui fait que votre banque c’est du béton.

Évidemment, la Tonybanquise n’est pas exclue d’effets secondaires comme le gel des avoirs et surtout la dent que l’on peut avoir contre son banquier parce qu’à  vrai dire la Tonybanquise ne prévient pas des agios en cas de découvert. Donc, rien de tel pour être en froid avec votre conseiller financier le plus proche, et vous rappeler que l’on ne devrait pas jouer avec l’argent, surtout celui que l’on ne possède pas. Alors devrait-on donner à  la Société Générale un coup de pouce ? J’opterai plutôt pour une mise à  l’index de cet acteur pourtant majeur dans son domaine.

x3

  1. Une société qui se défausse de ses positions en l’occurrence. []
  2. À la fée Morgan Stanley donc, et aussi la banque JP Morgan Chase. []
  3. Devinette qui n’attend pas de réponse : «Si l’état fait des râles, est-ce parce que le marché immobilier est volatile ou qu’il se fait plumer ?» []

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