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Le second tour de l’élection pestilentielle

C’est toujours un grand rituel dans les maux-craties, au premier tour on élimine les petits microbes, les petits rhumes ou les grippes, puis il arrive un moment où au second tour des élections il faut choisir entre la peste et le choléra. Pour ma part, je choisirai le choléra, au moins ça je sais que j’y ai survécu ; vivons lâchement, je ne vais pas essayer la peste, puisque je suis sûr au moins de m’en tirer à  bon compte avec le choléra. Mais cela n’est que mon expérience personnelle.

Donc nous y sommes, vous êtes conviés à  aller remplir les urnes de votre suffrage. Je ne comprends pas pourquoi nos avons encore deux tours à  nos élections, tout le monde sait depuis le 11 septembre 2001 que deux tours, ça porte malheur. On casse deux tours à  New York, et on bombarde l’Afghanistan en représailles, et puis on se retrouve dans le bourbier d’Irak, patatrac.

Alors qu’avec une seul tour Eiffel, on ne risque pas le tonnerre. Avec un seul tour, on a le choix de tous les Français et aussi des Françaises, parce qu’après tout elles ne font pas que se présenter, elles votent aussi nos femmes.

Un des meilleurs gardes-fous que puissent proposer les maux-craties, c’est d’avoir systématiquement quelqu’un qui surveille la pertinence de vos idées. Non, on n’a pas dit les grandes oreilles de Mitterrand, ni la Stasi et toute la clique des névrotiques de l’Union Soviétique. On appelle ça l’opposition. Sauf qu’en France, on a pris ce mot là  au premier degré. L’opposition elle s’oppose : Véto ! Niet ! Intransigeance des idées.

Au lieu de proposer quelque chose d’intelligent ou de conciliant, les gens de l’opposition éructent et disent : <<Ce n’est pas possible, ce sont les idées d’un autre siècle, il faut des idées neuves>>. S’ils pensent que j’ai tort, ils devraient comparer entre ce qu’on nous demandait et ce qu’on demandait aux bacheliers il y a un siècle. En outre, je leur répondrais bien à  ceux-là  qui refusent de faire du neuf avec du vieux, que les Grecs pratiquaient déjà  une forme de maux-cratie dans leurs cités. Les Grecs de l’antiquité prenaient les décisions ensemble, enfin pas que les décisions d’ailleurs, et puis c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

En fait, on aimerait bien un peu, que les autres débattent et vous amènent à  les remettre en question avec de véritables arguments, pas avec du marketing et de la communication ainsi qu’une bonne dose de poudre de perlimpimpin télévisuel qu’on appelle le maquillage. Parce que nationaliser pour ensuite privatiser, on a connu ça et on a dit stop. Ca a été le <<ni, ni>> , ce qui d’ailleurs n’est pas une allusion au chevalier du ni dans le sacré graal des monty pythons, mais le dogme du ni ni : ni privatisation, ni nationalisation c’est à  dire la volonté d’arrêter les bêtises d’un gouvernement à  l’autre. Ce fut bien beau, mais on voit bien comment sont sanctionnés les consensus en France. RPR, UDF et PS se déclarent en faveur du Oui au référendum , qui a gagné ? Qui a la réponse dans la salle ? Vous avez suivi, hein ? C’était il y a deux ans, seulement deux ans. Vous n’avez pas la mémoire d’un poisson rouge quand même ?

Le Non ! Bravo, réponse correcte. Donc l’alternance politique, c’est à  mourir de rire. Parce qu’après, vous avez regardé les résultats des Non-istes au premier tour de cette année ? Une jolie déconfiture hein ?

De toute façon, ce soir il faut un vainqueur et un vaincu à  l’issue de ce duel au sommet. Le premier aura les mains libres d’effectuer en grande partie ce qui lui tient à  coeur, quant au second il sera bon pour attendre les prochaines éruptions au cours desquelles il espèrera renverser la vapeur et provoquer la cohabitation. En attendant, cela veut dire, qu’un peu plus de la moitié des votants va priver l’autre de faire valoir ses intérêts. Sauf évidemment, le premier tour de 2002, où l’abstention et le vote blanc et nul ont rassemblé plus de gens que les votes cumulés des deux vainqueurs.

Quand deux zozos, comme les nôtres aujourd’hui, qui ont deux programmes différents l’un de l’autre, ce n’est pas à  une simple question de méthodologie que les votants vont répondre par les urnes. L’un s’il est élu décevra l’électorat de l’autre, et vice versa puisqu’ils sont opposés. L’élu fera la promesse aux perdants que son programme leur conviendra de toute façon. Il n’y a pas de gagnant, quand bien même, les présidentiables martèlent que leur programme est bon pour tous les Français. Ils sont un peu comme les démarcheurs qui viennent vous vendre leur livre saint, parce qu’il contient la vérité, et que la vérité n’a pas à  être discutée. Cela s’applique aux témoins de Jeovah comme aux communistes.

Et vous savez quoi ? C’est toujours la même question du choix : que ce soit dans la date à  laquelle on festoie entre amis bien consentants et du même milieu, que ce soit Fromage ou Dessert, la Gauche ou la Droite, le Front National ou Le Bruit et L’Odeur, Star Academy ou la Nouvelle Star ; et pourtant on continue de nous promettre le beurre et l’argent du beurre, monts et merveilles alors que les fiscalistes s’alarment, avec l’implacabilité d’une feuille d’impôts notre dette s’alourdit. Ce n’est pas grave, ce sont vos marmots qui paieront, les miens je n’en ai pas encore.

Oh, alors là  je vois que ça grince des dents dans le centre de l’assemblée. Oui, oui, il y avait bien le monsieur Orange qui au premier tour voulait changer tout ça. Sauf que les Français lui ont fait comprendre qu’ils étaient loin d’être tous d’accord avec cette idée. Donc je lui souhaite bonne chance d’ici 2012 pour apprendre à  faire ménage-à -trois dans un système où il n’y a de place que pour deux. D’ici là , il aura tout le temps de cogiter à  la façon dont il faudra Suisse-idée la France. Mais d’ici que nous ayons envie d’avoir un nouveau président de la république tous les ans, il va en couler de l’eau sous les ponts. D’ailleurs les plus sceptiques d’entre vous, qui aiment le chocolat violet, vous le diront : <<Mais bien sûr, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu.>>. Protégez-vous, en tout occasion, ou abstenez-vous.

Sur ce, bonjour chez vous.

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